Indice coût de la construction (ICC) : dernier chiffre Insee, calcul et révision de loyer en 2025
L’ICC Insee s’établit à 2 086 au deuxième trimestre 2025.
- -2,80 % de variation trimestrielle, et -5,40 % sur un an.
- Mesure le coût des bâtiments neufs à usage d’habitation en France métropolitaine.
- Valeur de référence : 100 au T4 1953, code Insee 000008630.
- Base essentielle pour réviser les loyers des baux commerciaux.
- Pour T2 2025, l’ANIL avance une valeur de 2 084 (-2,89 %).
Valeur actuelle de l’ICC Insee et tableau du dernier indice publié
| Période | Indice ICC (Insee) | Variation trimestrielle | Variation annuelle |
|---|---|---|---|
| T2 2025 | 2 086 | -2,80 % | -5,40 % |
| T1 2025 | 2 146 | +1,80 % | -3,64 % |
| T4 2024 | 2 108 |
Le dernier indice du coût de la construction publié par l’Insee s’établit à 2 086 au deuxième trimestre, ce qui représente une baisse de -2,80 % sur un trimestre. Cette évolution s’inscrit dans une tendance baissière marquée : la variation sur un an atteint -5,40 %, contre -3,64 % au trimestre précédent. Certaines sources, comme l’ANIL, font état d’une valeur légèrement différente de 2 084 pour la même période, avec une baisse indicative de -2,89 % par rapport au trimestre antérieur.
Cette accélération de la baisse traduit un ralentissement des coûts de production dans le bâtiment neuf depuis plusieurs trimestres. Après une hausse de +1,80 % au premier trimestre, le repli observé au deuxième trimestre confirme une décrue des prix des matériaux et une normalisation du secteur de la construction.
Pour les bailleurs et professionnels de l’immobilier, cette valeur constitue le point de repère essentiel pour les révisions de loyers intervenant au cours de la période actuelle. L’indice sert également de référence pour le calcul de la moyenne sur quatre trimestres utilisée dans certains baux commerciaux, sujet détaillé dans la section consacrée à la méthode de calcul.
Définition et champ de l’indice du coût de la construction

L’indice du coût de la construction (ICC) est un indicateur trimestriel publié par l’Insee. Il mesure l’évolution du prix de production des bâtiments neufs dont l’usage principal est l’habitation non communautaire. Sa valeur de référence est fixée à 100 au quatrième trimestre 1953.
Le champ géographique de l’indice couvre la France métropolitaine. Il est identifié sous le code Insee 000008630. En pratique, l’ICC sert principalement à la révision des loyers des baux commerciaux et à l’évaluation des actifs immobiliers, agissant comme un baromètre fiable du secteur de la construction neuve.
Historique de l’ICC depuis 1953 et moyenne sur quatre trimestres
L’indice du coût de la construction repose sur une série statistique exceptionnellement longue. Sa base de référence est fixée à 100 au quatrième trimestre 1953, ce qui permet de mesurer l’évolution des prix de la construction sur plus de sept décennies. Cette profondeur historique en fait un outil précieux pour analyser les tendances de long terme, bien au-delà des seules fluctuations trimestrielles.
Série longue et repères historiques de l’ICC
La série trimestrielle complète est publiée par l’Insee et consultable directement sur son site internet, depuis 1953 jusqu’à la dernière valeur connue. Pour les besoins d’analyses plus récentes, l’ANIL met également à disposition un historique détaillé dont les données remontent à 1990. Cette double source permet de croiser les données et de vérifier l’évolution des prix sur différentes périodes.
- Base 100 au T4 1953 : référence historique officielle de l’indice.
- Série trimestrielle publiée : disponible sur le site de l’Insee.
- Consultable de 1953 à aujourd’hui : plus de 70 ans de données.
- Données ANIL depuis 1990 : pour un suivi plus contemporain.
Moyenne des quatre derniers trimestres pour les baux commerciaux
Au-delà de la valeur ponctuelle de l’indice, la réglementation des baux commerciaux s’appuie fréquemment sur la moyenne associée des quatre derniers indices trimestriels publiés. Cette moyenne sert de référence dans le calcul des loyers lorsque le contrat prévoit l’application de la clause de sauvegarde ou une révision plafonnée.
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L’Insee fournit un tableau dédié présentant à la fois les valeurs de l’ICC et leur variation trimestrielle. L’ANIL reprend ces données pour illustrer l’évolution de cette moyenne depuis 1990. Concrètement, si l’indice ponctuel du deuxième trimestre affiche une baisse de 2,80 % et une diminution de 5,40 % sur un an, la moyenne mobile sur quatre trimestres offre une vision lissée qui atténue les à-coups saisonniers du secteur de la construction.
Cette moyenne est particulièrement utile pour calculer une révision de loyer de manière plus stable, en évitant qu’un trimestre exceptionnel ne fausse la tendance réelle des coûts. C’est un indicateur clé à surveiller pour tout bailleur commercial souhaitant ajuster ses loyers dans un cadre sécurisé et prévisible.
Réviser un loyer avec l’ICC : méthode et exemples de calcul
La révision d’un loyer avec l’ICC repose sur une formule simple : loyer actuel × (ICC du trimestre de référence ÷ ICC de référence). Le premier indice correspond à la date de révision, le second à celle figurant dans le bail. Cette clause s’applique aussi bien aux baux d’habitation qu’aux baux commerciaux. L’ANIL précise que la moyenne des quatre derniers indices peut s’appliquer lorsque le contrat l’exige, une méthode qui lisse les variations trimestrielles et protège le preneur contre une hausse trop brutale.
Prenons un exemple concret : si le loyer initial est fixé à 800 € et que l’ICC passe de 2 000 à 2 086 entre les deux références, le loyer révisé atteint environ 834,40 €. Le taux de variation négatif, comme la baisse de 2,89 % observée sur le dernier indice, joue en faveur du locataire. Dans ce cas, le loyer peut diminuer proportionnellement, à condition que la clause du bail le permette. Le calcul reste identique, quelle que soit la tendance. Pensez à conserver les justificatifs et à notifier la nouvelle valeur au locataire par écrit pour sécuriser l’application de la clause.
Dates de publication de l’ICC et calendrier des prochains indices
Anticiper les échéances de l’indice du coût de la construction est essentiel pour programmer une révision de loyer ou suivre l’évolution du marché. L’Insee publie cet indicateur quatre fois par an, selon un calendrier connu à l’avance.
La dernière publication officielle date du 23 septembre 2025, sous la référence « Informations Rapides n° 241 ». Ce document, disponible gratuitement sur le site de l’Insee, détaille la valeur trimestrielle ainsi que ses variations sur un trimestre et sur un an. Les professionnels et bailleurs peuvent s’y référer immédiatement après sa mise en ligne.
Prochaines dates à retenir pour les révisions de loyer
La parution suit une fréquence strictement trimestrielle. Si vous préparez une révision de loyer, voici le calendrier à intégrer dans votre gestion locative :
- Publication T2 2025 : 23 septembre 2025 (indice 2 086)
- Publication T3 2025 : prévue en décembre 2025
- Publication T4 2025 : attendue en mars 2026
- Prochaine parution T1 2026 : 28 juin 2026 selon l’ANIL
Ces dates rythment l’actualité des baux commerciaux et des baux d’habitation concernés par une clause d’indexation. Les informations sont généralement consultables dès le matin de la publication sur le portail de l’Insee.
Pour les bailleurs professionnels, notez que l’indice consolidé est parfois accompagné d’une révision quelques jours plus tard. Il est donc prudent de vérifier la version « Informations Rapides » puis la fiche détaillée avant de calculer un loyer. Ce calendrier fiable permet d’éviter toute erreur de période de référence lors du calcul de la révision annuelle.
Méthodologie officielle de l’Insee et source de référence
Source officielle, périmètre géographique et identifiant Insee
L’Insee est l’unique source de référence pour l’indice du coût de la construction. Chaque publication est accompagnée d’une note méthodologique simplifiée, disponible au format PDF (219 Ko) dans l’onglet Documentation du site. Cette transparence garantit aux bailleurs et aux professionnels du droit une base de calcul fiable.
L’indice porte l’identifiant officiel 000008630 et couvre exclusivement le périmètre de la France métropolitaine. Sa valeur de référence reste fixée à 100 au quatrième trimestre 1953, ce qui permet de construire des séries longues parfaitement homogènes sur plusieurs décennies. Pour les utilisateurs, cette continuité méthodologique est essentielle : elle rend les comparaisons historiques et les clauses de révision juridiquement sûres.
Questions fréquentes sur l’indice du coût de la construction
Quelle est la différence entre l’ICC et l’indice des loyers commerciaux (ILC) ? L’ICC mesure le prix de production des bâtiments neufs, tandis que l’ILC est un indicateur composite. Pour un bail commercial, le choix de la clause se fait au moment de la signature et doit être explicite dans le contrat.
- Quand utiliser la moyenne annuelle ? Uniquement si le bail le stipule, pour lisser les variations trimestrielles parfois brutales.
- Pourquoi une baisse de l’ICC est-elle possible ? L’indice reflète les coûts réels de production ; il peut baisser comme il peut progresser.
- Où retrouver les séries longues ? Directement sur le site de l’Insee, qui publie graphique et tableau détaillé.
- Ce chiffre sert-il au calcul des loyers d’habitation ?Non, pour ce type de bail, il faut utiliser l’IRL (indice de référence des loyers).
