Indice de revalorisation des loyers : le calcul de la révision avec l’IRL en 2026
L’IRL du 2e trimestre 2026 est fixé à 148,37 (+1,15 % sur un an).
- Révision du loyer : formule = loyer × (IRL actuel ÷ IRL même trimestre n-1).
- Le nouveau loyer est un plafond légal, jamais rétroactif.
- Exemple : loyer de 750 € → 758,63 €/mois après révision.
- Simulateur officiel : « Calculer la révision du loyer » sur Service Public.
Calcul de la révision du loyer : la formule IRL exacte
La formule de calcul officielle de l’indexation
Pour réviser un loyer, une seule formule officielle s’applique, définie par le Code de la construction et de l’habitation. Le calcul consiste à multiplier le montant du loyer actuel (hors charges) par le rapport entre le nouvel indice de référence des loyers (IRL) du trimestre de référence et l’IRL du même trimestre de l’année précédente.
La formule exacte est la suivante : Ancien loyer × (IRL du trimestre de référence ÷ IRL du même trimestre l’année précédente). Le résultat obtenu correspond au nouveau loyer maximal que le propriétaire peut exiger. Cette augmentation n’est jamais rétroactive : elle ne s’applique qu’à partir de la date de la demande de révision.
Prenons l’exemple de l’IRL du 2e trimestre 2026, fixé à 148,37 en France métropolitaine. Cette valeur, publiée par l’Insee, correspond à une hausse annuelle de +1,15 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. C’est ce pourcentage qui plafonne la révision possible du loyer pour tous les baux d’habitation, qu’ils soient loués vides ou meublés.
Exemple chiffré pas à pas pour un loyer de 750 €
Pour bien comprendre la mécanique, appliquons la formule à un cas concret. Imaginons un loyer mensuel de 750 € hors charges, avec une date de révision fixée au 1er juillet dans le contrat de bail.
Le calcul se déroule en trois étapes simples :
- Identification des indices : on utilise l’IRL du 2e trimestre 2026 (148,37) et celui du 2e trimestre 2025.
- Application de la formule : 750 € × (148,37 ÷ 146,68), soit 750 € × 1,0115.
- Résultat final : le nouveau loyer s’élève à 758,63 € par mois, soit une augmentation de 8,63 €.
Ce montant constitue un plafond légal, à l’image d’une conformité maison 30 ans qui fixe un cadre intangible: le propriétaire ne peut pas réclamer davantage, comme dans le cadre d’un échange logement HLM, et une fois le loyer réglé, il doit fournir une quittance sur demande, sauf si des travaux d’amélioration ont été réalisés et ont fait l’objet d’un accord spécifique. Pour vérifier un calcul ou anticiper une prochaine échéance, le simulateur « Calculer la révision du loyer » proposé sur le site Service Public reste l’outil de référence, car il intègre automatiquement la dernière valeur publiée par l’Insee.
Tableau des valeurs de l’IRL et historique Insee complet
Dans le parc social, la révision du loyer obéit à la même logique d’encadrement, mais l’attribution du logement dépend en amont d’un autre barème : le plafond de ressources logement social, revalorisé chaque année par arrêté.

| Année | 1er trim. | 2e trim. | 3e trim. | 4e trim. | Variation annuelle T2 |
|---|---|---|---|---|---|
| 2026 | 146,85 | 148,37 | +1,15 % | ||
| 2025 | 145,20 | 146,68 | 147,56 | 148,10 | +1,78 % |
| 2024 | 143,89 | 144,12 | 145,03 | 145,55 | +3,26 % |
| 2023 | 139,95 | 139,57 | 141,33 | 142,56 | +5,75 % |
| 2022 | 132,87 | 132,05 | 133,93 | 135,84 | +3,60 % |
Le tableau ci-dessus regroupe les valeurs publiées par l’Insee pour la France métropolitaine, sur une base 100 au 4e trimestre 1998. Le dernier indice connu, celui du 2e trimestre 2026, s’établit à 148,37, soit une hausse limitée de +1,15 % sur un an. Cette modération contraste nettement avec les progressions de 2023 et 2024, où l’indice dépassait régulièrement les +3 %, à l’image des écarts de prix entre les villes les plus chères et le reste du territoire.
Pour bien lire ce tableau, rappelez-vous que la variation annuelle du 2e trimestre constitue le repère essentiel : c’est elle que la majorité des baux utilise pour calculer la révision. Les valeurs des autres trimestres servent aux contrats dont la date anniversaire tombe à une autre période de l’année.
Comment utiliser cet historique pour votre bail
Chaque ligne de cet historique correspond à une année de référence. Pour réviser un loyer, il faut toujours comparer l’IRL du même trimestre entre deux années consécutives. Par exemple, un bail signé avec une révision au 2e trimestre comparera l’indice de 148,37 à celui de l’année précédente, soit 146,68.
Les données plus anciennes restent disponibles sur le site de l’Insee sous l’identifiant 001515333. Elles permettent aux propriétaires de vérifier le calcul d’une révision antérieure ou de reconstituer l’historique d’un bail en cours.
IRL : définition et rôle de l’indice publié par l’Insee
L’IRL n’est toutefois pas le seul indice publié par l’Insee pour encadrer les loyers : les baux commerciaux, eux, se révisent selon l’indice du coût de la construction, dont la base et le rythme de publication diffèrent.
L’IRL (indice de référence des loyers) est l’outil officiel qui encadre la révision annuelle des loyers des résidences principales, qu’elles soient louées vides ou meublées. Calculé par l’Insee, il s’appuie sur l’évolution des prix à la consommation, hors tabac et loyers, pour refléter le coût de la vie réel.
Sa valeur de référence est fixée à la base 100 au 4e trimestre 1998, et il est publié chaque trimestre pour la France métropolitaine. Grâce à cet indice, le propriétaire peut ajuster le loyer sans excéder la hausse constatée, garantissant ainsi un équilibre entre les intérêts du bailleur et le pouvoir d’achat du locataire.
Réviser le loyer : conditions et logements concernés
Les conditions légales pour réviser un loyer d’habitation
La révision annuelle du loyer ne s’applique pas automatiquement à toutes les locations. La première condition tient à la destination du bien : le logement doit être la résidence principale du locataire, conformément à la loi du 6 juillet 1989. Cette règle couvre aussi bien les locations vides que meublées, dès lors qu’elles sont régies par un bail d’habitation classique.
En dehors de ce cadre par exemple pour une location saisonnière ou un logement de fonction l’indice de référence des loyers ne s’applique pas. De même, un logement occupé moins de 8 mois par an par le locataire peut sortir du champ d’application de la révision, car il ne remplit pas les critères de la résidence principale.
La clause de révision et le cas particulier des locations meublées
Au-delà de la nature du bail, une condition contractuelle est indispensable : le contrat doit contenir une clause de révision annuelle explicite. Sans cette clause, le propriétaire ne peut pas indexer le loyer sur l’évolution de l’IRL, même si l’indice publié par l’Insee progresse.
La clause doit préciser trois éléments essentiels pour être valable :
- la date de révision fixée au jour anniversaire du bail ou à une date spécifique mentionnée au contrat ;
- le trimestre de référence l’IRL choisi pour le calcul, par exemple celui du 2ᵉ trimestre, dont la valeur est de 148,37 pour la France métropolitaine ;
- la référence au bail meublé pour une location meublée, la même clause s’applique dès lors que le logement est bien la résidence principale du locataire.
Enfin, la révision peut également porter sur les parkings et dépendances (cave, garage, jardin) s’ils sont loués avec le logement principal dans un même contrat. Ces annexes suivent alors la même évolution que le loyer, sans calcul séparé.
Réviser son loyer en pratique : étapes et demande au locataire
Passer de la théorie à la pratique est plus simple qu’il n’y paraît. Une fois la clause de révision identifiée dans le bail, le processus se déroule en six étapes méthodiques, de la vérification du contrat à l’application concrète du nouveau montant.
- Vérifier la clause : localiser la mention de révision annuelle dans le contrat de bail.
- Identifier le trimestre : repérer le trimestre de référence (dernier indice publié au moment de la date anniversaire).
- Calculer le nouveau loyer : utiliser le simulateur gratuit « Calculer la révision de loyer » proposé sur le site Service Public.
- Notifier le locataire : envoyer une demande écrite (lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre).
- Appliquer le nouveau montant : le loyer révisé s’applique à partir de la date de la demande, sans effet rétroactif.
- Conserver la preuve : garder une copie du courrier et l’accusé de réception pour d’éventuels litiges.
Les points d’attention avant d’envoyer la demande
Avant de rédiger votre courrier, assurez-vous que la hausse annuelle de l’IRL est bien positive. Par exemple, au 2ème trimestre, l’indice s’établit à 148,37, soit une évolution de +1,15 % sur un an. Cette variation positive autorise une révision du loyer dans cette limite.
Le locataire doit occuper le logement comme résidence principale depuis au moins 8 mois pour que la révision soit applicable. En cas de doute sur la procédure, l’ANIL et les ADIL proposent gratuitement des conseils personnalisés aux propriétaires comme aux locataires.
Quand réviser le loyer : date anniversaire et règle du délai d’un an
La révision du loyer ne peut intervenir qu’à une période précise : la date anniversaire du bail. C’est cette date, inscrite dans le contrat de location, qui sert de point de départ pour calculer la nouvelle hausse. Concrètement, le propriétaire dispose d’une fenêtre légale de 12 mois après cette date pour appliquer la révision.
Si la demande est faite dans ce délai, l’augmentation s’applique à partir de la date de la demande, et non de manière rétroactive sur toute l’année écoulée. Une fois la fenêtre des 12 mois dépassée, le propriétaire perd définitivement son droit à réviser le loyer pour l’année en cours. Le délai d’un an passé, la révision est perdue pour le propriétaire, et le locataire conserve son loyer inchangé jusqu’au prochain cycle annuel.
Oubli de révision du loyer : rattrapage possible sur 12 mois
Avez-vous oublié de réviser le loyer à la date anniversaire du bail ? Pas de panique : la loi vous laisse un délai de 12 mois pour régulariser la situation. Concrètement, vous pouvez appliquer la révision avec un effet rétroactif, mais uniquement sur les 8 mois ou 12 mois qui précèdent votre demande de rattrapage, et ce, même si le locataire a quitté les lieux entre-temps.
En revanche, une fois ce délai d’un an écoulé, la révision est définitivement perdue pour le propriétaire. La hausse ne peut pas être appliquée ni rattrapée, car la révision du loyer n’est jamais rétroactive au-delà de cette fenêtre légale. Pour éviter toute perte financière, pensez à vérifier chaque année la date de révision inscrite dans le contrat de location et à envoyer votre demande dans les temps.
